Shura Island : nouvel eldorado des investisseurs ?

Shura Island : nouvel eldorado des investisseurs ?
Publié le 10 septembre 2026 par Pierre de Simencourt

Pendant longtemps, pour les investisseurs français à la recherche de nouvelles opportunités au Moyen-Orient, Dubaï semblait être l’évidence. Mais une nouvelle destination commence à attirer les regards : la côte saoudienne de la mer Rouge.

Et 2026 pourrait bien être une année charnière.

Premier changement majeur : les étrangers peuvent désormais investir directement sur le marché financier saoudien. Depuis le 1er février 2026, l’Autorité saoudienne des marchés de capitaux a ouvert le marché principal à l’ensemble des catégories d’investisseurs étrangers.

Dans l’immobilier aussi, les règles ont changé. Depuis janvier 2026, les non-Saoudiens peuvent, sous certaines conditions et dans les zones autorisées, acquérir des biens immobiliers dans le Royaume.

Un changement de taille pour un pays qui cherche justement à attirer les capitaux internationaux.

Et parmi les projets qui incarnent cette ouverture, The Red Sea occupe une place particulière.

SHURA : ACHETER UNE RÉSIDENCE AU COEUR D’UN HÔTEL 5 ÉTOILES

Au cœur de The Red Sea, Shura Island est appelée à devenir la vitrine internationale de cette nouvelle côte saoudienne.

L’île s’étend sur 4,2 km² et doit réunir 11 resorts de luxe, 305 résidences, une marina de 154 anneaux, un parcours de golf insulaire et une importante offre de restaurants, de commerces et de loisirs.

Mais le concept est peut-être plus intéressant encore pour un investisseur : il ne s’agit pas simplement d’acheter une villa dans un nouveau quartier résidentiel.

Certaines résidences sont directement associées à de grandes marques hôtelières internationales. Les propriétaires bénéficient ainsi d’un environnement et de services qui rappellent davantage ceux d’un palace que ceux d’une résidence classique.

Shura, Résidences Four Seasons

À Shura, les premières résidences développées avec SLS proposent par exemple des villas de plage d’une à quatre chambres, avec piscine privée à débordement, terrasses et espaces pensés pour prolonger la vie intérieure vers l’extérieur.

Et autour de chez soi, tout est pensé comme une véritable destination : restaurants, boutiques, golf, activités nautiques, marina et expériences hôtelières.

L’idée est simple : acheter son propre pied-à-terre tout en conservant l’expérience et les services d’un hôtel ultra-luxe.

Et Shura n’est que le début.

DE SLS À FOUR SEASONS, UNE COLLECTION DE RÉSIDENCES ULTRA-LUXE

Red Sea Global développe au total 28 hôtels et plus de 1600 propriétés résidentielles sur The Red Sea et AMAALA.

Le portefeuille rassemble certaines des marques les plus prestigieuses de l’hôtellerie, du bien-être et du lifestyle international.

À AMAALA, les résidences sont notamment associées à Clinique La Prairie, Rosewood, Nammos, Six Senses, Equinox, Four Seasons et Jayasom.

Certaines sont même présentées comme des premières mondiales : Clinique La Prairie, Nammos et Equinox y développent leurs toutes premières résidences au monde.

Autrement dit, l’investissement ne porte plus uniquement sur des mètres carrés.

Il porte sur un écosystème de services, d’expériences et de marques.

AMAALA : QUAND L’IMMOBILIER DEVIENT UNE EXPÉRIENCE DE BIEN-ÊTRE

Plus au nord, AMAALA pousse encore plus loin cette logique.

La destination est construite autour de trois baies, avec une approche entièrement tournée vers le bien-être, la longévité, le sport et l’art de vivre. Sa première phase doit comprendre 349 résidences, intégrées à un ensemble de resorts et d’expériences.

L’ambition est de transformer le séjour en véritable mode de vie.

On y retrouve par exemple un Yacht Club, une marina de 116 places, des installations de bien-être, des expériences sportives et nautiques, mais aussi des infrastructures dédiées à la longévité et à la santé.

AMAALA accueille notamment les premières résidences au monde de Clinique La Prairie, spécialiste de la longévité, ainsi que celles de Equinox, marque américaine emblématique du fitness haut de gamme, et de Nammos, référence internationale du lifestyle et de la restauration.

Le principe est donc assez éloigné de celui d’une résidence secondaire traditionnelle.

On achète un lieu de vie, mais aussi l’accès à un univers.

Golf, yacht, gastronomie, plage, sport, spa, médecine préventive, fitness, restauration et conciergerie : tout est conçu pour être accessible depuis la résidence.

ET SI LA MER ROUGE ÉTAIT LE PROCHAIN DUBAÏ ?

Red Sea Global assume d’ailleurs lui-même la comparaison avec Dubaï.

Le groupe estime que l’opportunité actuelle peut rappeler celle d’un achat immobilier à Dubaï au début des années 2000, avec une différence majeure : une offre beaucoup plus limitée et exclusive.

La demande internationale semble déjà suivre.

Depuis l’ouverture du marché immobilier aux non-Saoudiens, Red Sea Global affirme avoir enregistré une hausse de 20 % du nombre d’acheteurs internationaux. À AMAALA, les acheteurs saoudiens et internationaux représentent désormais respectivement 90 et 10 % des acquisitions.

Et la clientèle vient du monde entier : pays du Golfe, Royaume-Uni, Europe, États-Unis et Asie.

PARIS-SURA : TROIS VOLS PAR SEMAINE DÈS DÉCEMBRE

Reste un obstacle historique pour une destination aussi éloignée : l’accès.

Là encore, 2026 marque un tournant.À partir de décembre 2026, un vol direct reliera Paris à l’aéroport international de la mer Rouge. La compagnie beOndopérera trois vols par semaine, à bord d’appareils de la famille Airbus A320, avec une expérience premium et des sièges entièrement plats.Depuis Paris, le trajet est annoncé autour de 5 h 30, avec seulement une heure de décalage horaire avec la France.Un détail loin d’être anodin pour une clientèle européenne : la mer Rouge saoudienne devient accessible le temps d’un vol direct, sans correspondance à Riyad ou Dubaï.

UN PARI SUR UNE NOUVELLE ARABIE SAOUDITE

Derrière ces résidences ultra-luxueuses se joue finalement un pari beaucoup plus large.

Celui d’une Arabie saoudite qui cherche à devenir une puissance mondiale du tourisme, de l’immobilier et des services haut de gamme.

The Red Sea and Amaala fonctionne déjà avec de l’électricité produite à 100 % à partir de sources renouvelables et compte notamment plus de 1,1 million de panneaux photovoltaïques et plus de 1 900 MWh de capacité de stockage par batteries.

Les projets sont également conçus pour accueillir des habitants à l’année, et pas uniquement des touristes de passage, avec des infrastructures de santé et d’éducation prévues pour accompagner le développement des communautés résidentielles.

Pour les investisseurs, le pari est donc double : profiter de l’ouverture progressive d’un marché encore jeune et miser sur la naissance d’une nouvelle destination mondiale.

L’immobilier de la mer Rouge ne cherche pas seulement à vendre des villas.

Il cherche à vendre une nouvelle manière de vivre et peut-être, pour les premiers investisseurs, une place dans la prochaine grande destination du Moyen-Orient.

La nouvelle place forte de l’investissement au Moyen-Orient ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Mais entre l’ouverture aux capitaux étrangers, l’accès des non-Saoudiens à l’immobilier et l’arrivée d’un vol direct depuis Paris, la côte saoudienne devient clairement difficile à ignorer.

Pierre Cotteau de Simencourt