Réforme fiscale à Bruxelles sous forte contrainte budgétaire

Réforme fiscale à Bruxelles sous forte contrainte budgétaire
Publié le 8 janvier 2026 par admin

La Ville de Bruxelles met en œuvre une véritable réforme fiscale : baisse de l’impôt des personnes physiques, contribution équitable des épaules les plus larges

Dans le cadre de son budget 2026, la Ville de Bruxelles a engagé une véritable réforme fiscale, avec une refonte en profondeur des taxes communales.

L’Échevin des Finances Anas Ben Abdelmoumen (PS) souligne que le cœur de cette réforme consiste à réduire la pression fiscale sur les habitants de la Ville, afin de renforcer leur pouvoir d’achat.

Baisse de l’impôt des personnes physiques pour les Bruxellois

Concrètement, l’impôt communal additionnel à l’impôt des personnes physiques (IPP) passe de 6 % à 4,9 %. La Ville de Bruxelles applique ainsi désormais le taux d’IPP le plus bas de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Fédération Wallonie- Bruxelles, et figure parmi les cinq taux les plus bas du pays.

« Alors que le gouvernement fédéral Arizona choisit de rendre le quotidien de nos concitoyens plus chère en augmentant, entre autres, les taxes sur les repas à emporter et sur les billets de cinéma ou de festival, nous faisons le choix, à la Ville de Bruxelles, de renforcer le pouvoir d’achat de nos habitants grâce à une baisse de l’impôt des personnes physiques » , déclare l’échevin Ben Abdelmoumen.

Protection des propriétaires-occupants grâce à une compensation
automatique

La réforme prévoit également une adaptation du taux du précompte immobilier (PRI). Concrètement, la Ville augmente le précompte immobilier à 3.457 centimes additionnels, contre 2.950 actuellement.

Pour les propriétaires-occupants, cette différence sera toutefois automatiquement compensée par une prime compensatoire (BeHome), combinée également à une réduction supplémentaire de 100 euros par
an accordée automatiquement.

L’objectif est ainsi de protéger les propriétaires habitants, tout en faisant contribuer davantage les épaules les plus larges.

L’Échevin précise : « Avec cette mesure, dans un contexte budgétaire difficile, nous demandons un effort équitable à celles et ceux qui disposent de plusieurs biens immobiliers. Dans le même temps, nos projections montrent que près de 90 % de ces propriétaires ne connaîtront qu’une augmentation très limitée de l’impôt, que nous estimons à environ 30 euros supplémentaires par mois. Les propriétaires-occupants de la Ville de Bruxelles, eux, ne ressentiront pas cette hausse. Au contraire, nous leur accordons une réduction supplémentaire de 100 euros par an sur le précompte immobilier. Cette compensation se fait sans aucune démarche administrative et est directement déduite et visible sur l’avertissement- extrait de rôle. Nous allégeons ainsi, une fois de plus, la pression fiscale pour celles et ceux qui vivent ici et contribuent au tissu social de notre ville. »

Taxe sur la « domiciliation fictive »

La Ville de Bruxelles instaure également une nouvelle taxe sur la domiciliation fictive des entreprises. Il s’agit d’entreprises qui disposent certes d’une adresse officielle dans la Ville, mais qui, en réalité, n’y exercent aucune activité économique.

« Ces entreprises bénéficient, via leur domiciliation dans la Ville, du rayonnement bruxellois, sans pour autant contribuer à notre tissu économique. Cette contribution corrige ainsi une inégalité existante par rapport aux nombreuses entreprises de notre ville qui, elles, doivent s’acquitter, entre autres, de la taxe sur les bureaux », explique l’Échevin Anas Ben Abdelmoumen.

Cette taxe sur la « domiciliation fictive des entreprises » devrait rapporter environ 150.000 euros à la Ville en 2026.

L’échevin des Finances Anas Ben Abdelmoumen (PS) conclut : « Élaborer un budget et réformer les taxes communales, c’est bien plus que faire coïncider des tableaux Excel. Il s’agit de choix politiques et d’une vision de la société. À la Ville de Bruxelles, avec cette réforme fiscale, nous faisons résolument le choix de renforcer le pouvoir d’achat de nos habitants et de demander une contribution équitable aux épaules les plus larges. Nous poursuivrons sur cette voie tout au long de la présente législature. »