MiCA : quelles plateformes crypto resteront autorisées ?

MiCA : quelles plateformes crypto resteront autorisées ?

À partir du 1er juillet 2026, seules les plateformes disposant de l’agrément européen MiCA pourront exercer légalement dans l’Union européenne.

Le compte à rebours est lancé pour les plateformes de cryptomonnaies présentes en Europe. À partir du 1er juillet 2026, les entreprises qui ne disposent pas du nouvel agrément européen MiCA ne pourront plus proposer leurs services aux investisseurs européens.

Adopté pour harmoniser les règles du marché des cryptomonnaies dans l’Union européenne, le règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets) impose désormais un cadre unique à l’ensemble des acteurs du secteur. Les plateformes qui étaient déjà enregistrées avant l’entrée en vigueur du texte bénéficiaient jusqu’à présent d’une période transitoire, appelée « clause du grand-père ». Celle-ci prend fin le 30 juin.

Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), seules 18 entreprises avaient obtenu leur agrément européen à la fin du mois de mai. Les autres risquent de devoir arrêter leurs activités si elles n’obtiennent pas leur autorisation à temps.

Les plateformes déjà en règle

La liste des plateformes autorisées évolue régulièrement au fur et à mesure que les dossiers sont validés par les régulateurs européens. Plutôt que de se fier à une liste qui peut rapidement devenir obsolète, les investisseurs ont tout intérêt à vérifier directement le statut de leur plateforme.

Le premier réflexe consiste à consulter la liste blanche de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le régulateur français y recense les acteurs autorisés à proposer leurs services aux investisseurs. Il suffit de rechercher le nom de sa plateforme pour vérifier si elle est en conformité avec le règlement MiCA.

Pour consulter cette liste, rendez-vous sur : la liste blanche de l’AMF

Que va-t-il arriver aux autres plateformes ?

Sur les 75 entreprises concernées en France, seule une partie a finalisé ses démarches. L’AMF a même renforcé ses équipes en recrutant 25 personnes supplémentaires pour traiter les demandes d’agrément.

Pour les sociétés qui n’obtiendraient pas leur autorisation à temps, la situation pourrait devenir compliquée. Elles devront refuser de nouveaux clients et organiser progressivement la fermeture de leurs activités. Les utilisateurs seront alors invités à transférer leurs cryptomonnaies vers une plateforme agréée. Certaines pourraient néanmoins éviter cette issue en trouvant un repreneur déjà titulaire d’un agrément MiCA ou en finalisant leur dossier dans les dernières semaines précédant l’échéance.

Une nouvelle étape pour le marché européen

Derrière cette échéance réglementaire, l’Union européenne cherche surtout à professionnaliser un secteur longtemps considéré comme peu encadré. Pour les investisseurs, l’objectif est d’apporter davantage de garanties en matière de sécurité et de protection des actifs.

Le 1er juillet pourrait ainsi marquer un tournant pour le marché crypto européen. Après des années de croissance, les plateformes devront désormais répondre aux mêmes exigences réglementaires que les acteurs financiers traditionnels pour continuer à se développer.