Investir dans l’incertitude : quand les fonds fermés cotés prennent le relais du Private Equity

Investir dans l’incertitude : quand les fonds fermés cotés prennent le relais du Private Equity
Publié le 18 septembre 2025 par Naqi Hamza

Depuis toujours, la volatilité des marchés financiers pousse de nombreux investisseurs à rechercher des solutions plus stables. Dans ce contexte, le Private Equity s’est imposé comme une alternative crédible, capable de générer de la performance tout en s’affranchissant des fluctuations quotidiennes des marchés cotés.

Cependant, malgré plus d’une décennie de succès, le manque de transparence et les valorisations élevées des entreprises non cotées pèsent aujourd’hui sur cette classe d’actifs et suscitent des interrogations.

Face à cela, certaines sociétés de gestion comme Erasmus AM proposent une alternative : le fonds fermé coté, qui combine les avantages du Private Equity (accompagnement dans la durée de sociétés prometteuses) avec une meilleure transparence et des valorisations attrayantes qu’offrent actuellement les petites et moyennes capitalisations européennes.

Private Equity : l’illiquidité comme fondement

Le Private Equity repose sur un principe clé : investir dans des actifs illiquides avec un horizon long terme et une stratégie de création de valeur progressive.

  • Capital bloqué : levé au départ, il reste immobilisé sur une durée fixe fréquemment prolongée (souvent au-delà de 10 ans).
  • Vision stratégique : permet aux gérants de déployer sereinement du capital dans des projets de long terme (par exemples des PME non cotées).
  • Alignement d’intérêts : stabilité et discipline renforcent la convergence entre investisseurs (LPs) et gestionnaires (GPs).

Cette structure convient parfaitement aux actifs illiquides, mais peut être perçue comme contraignante pour les investisseurs recherchant davantage de souplesse.

Fonds fermés cotés : transparence et valorisation attrayante

Un fonds fermé investi dans le coté s’appuie sur les grands principes du Private Equity, tout en offrant deux atouts décisifs :

  • Transparence renforcée : contrairement au Private Equity, les sociétés en portefeuille sont cotées en bourse et donc valorisées en continu par le marché, ce qui permet de suivre clairement l’évolution de la performance.
  • Flexibilité de gestion supérieure : Les prises de participation sont systématiquement minoritaires et permettent aux gérants d’amender leurs positions en cas de changement d’opinion. Cela permet également de grandement limiter le risque que le fonds soit prolongé au-delà des 5 ans prévu. 
  • Valorisations attrayantes : Alors que l’engouement pour le Private Equity des dernières a fait fortement progresser les valorisations, les Petites Capitalisations cotées n’ont pas connu une telle euphorie et offrent actuellement une décote de près de 30% par rapport au non coté.

À qui s’adressent les fonds fermés ?

Historiquement, les fonds fermés étaient réservés aux institutionnels et aux grands investisseurs, avec un ticket d’entrée d’au moins 100 000 euros. Cette barrière limitait fortement l’accès à cette classe d’actifs.

Dès cette année, grâce au cadre ELTIF 2.0, Erasmus AM démocratise cette approche en abaissant le ticket d’entrée à 20 000 euros.

Ainsi, dans une allocation de long terme (avec une période de blocage de 5 ans), un fonds fermé coté devient une solution pertinente pour :

  • réduire la volatilité de son portefeuille,
  • profiter des faibles valorisations actuelles des small caps européennes
  • laisser le temps jouer en votre faveur grâce à une gestion de long terme.

En conclusion

Le Private Equity reste un outil idéal pour les investisseurs en quête de performance supérieure grâce à son horizon long terme et son capital bloqué. Mais son manque de transparence et les valorisations élevées des entreprises non cotées en limitent aujourd’hui l’attrait.

En revanche, les fonds fermés côtés, offrent une réponse adaptée : transparence, période de blocage plus courte (5 ans) et surtout une exposition à des valorisations attractives sur les small et mid caps européennes.

C’est sur cette conviction qu’Erasmus AM a lancé, il y a quelques semaines, la période de souscription d’un fonds fermé dédié aux micro-capitalisations européennes qui se nomme EDL 2030.

Ce fonds vise à offrir à nos clients une exposition directe à la reprise européenne, avec une prise de participation au capital des sociétés les plus prometteuses, dans une logique de long terme, tout en réduisant les biais comportementaux qui pèsent souvent sur la performance.

Grâce à cette structure, notre équipe de gérants et d’analystes pourra gérer activement la montée en puissance du portefeuille et ajuster les pondérations en fonction des opportunités et des niveaux de valorisation de marché.